Transports hors du commun (avec mes aquarelles!)

Vous attendiez l’été, la sensation de l’air chaud sur vos jambes nues, les doigts de pieds libres dans vos sandales neuves achetées pendant les ventes privées car c’était trop long d’attendre les soldes – ce qui ne vous a pas empêchée d’en racheter une paire quand les soldes ont effectivement commencé.

Cependant, si l’été apporte son lot de petites joies et libérations, il est un endroit dans lequel son arrivée n’est pas synonyme d’amélioration, bien au contraire : le métro. Et sa variante, le métro parisien à l’heure de pointe.

Car le microcosme du métro en été est un croisement entre la moiteur de la jungle amazonienne, l’odeur d’un club de sport après l’entrainement, et l’ergonomie du parcours d’obstacle.

Vous pénétrez dans la rame bondée, et cherchez immédiatement un peu d’espace pour agripper vos doigts – précaution salvatrice si vous ne voulez pas au démarrage vous retrouver projetée contre un touriste au bord de la suffocation. Malheureusement, de l’espace, il en reste peu : vous auriez peut-être la possibilité de saisir une des barres, enduite de sueur et de germes du monde entier, si les voyageurs ne s’obstinaient pas à s’y coller de toute leur longueur, ou l’une des poignées suspendues au-dessus de vous, qui sont déjà toutes prises – comme en témoigne la forêt d’aisselles qui vous est présentée et ravit votre odorat. Votre chemisier, soigneusement repassé ce matin, vous colle à la peau, presque autant que le type derrière vous qui n’a manifestement pas non plus trouvé d’endroit où poser ses mains. Vous ressortez liquéfiée de la rame, et courez reprendre votre respiration à la surface.

Transports en commun 1

Transports en commun 2

Maintenant, imaginez Istanbul : l’un des moyens de transport les plus empruntés est le vapur, ferry traversant le Bosphore. Votre carte de transport vous donne accès aux brises marines, aux vues des mosquées et palais construits au fil des rives, au çay (thé) à siroter sur le pont du bateau, confortablement assise… et ce pour l’équivalent d’un euro, thé inclus.

Bref, plus le temps passe, et plus je me dis : oui, ça va être dur, de rentrer à Paris !

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Une réflexion sur “Transports hors du commun (avec mes aquarelles!)

  1. Coucou Caro! on retrouve bien là les saveurs du métro parisien…je préfère de loin la version d’Istanbul! A quand le thé sur la Seine? Il y a un concept à lancer! Gros bisous!

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