Through their eyes

Aujourd’hui, le lycée français était fermé. Le risque d’y emmener les enfants était trop grand. Je n’ai pas tellement su expliquer à ma fille de 5 ans pourquoi ce matin elle n’irait pas à l’école… Faut-il tout dire ? Et surtout comment le dire ?

La vie d’un expatrié dépêché à l’étranger par une grosse boite est une vie privilégiée. On peut facilement s’enfermer dans une bulle : quand on ne travaille pas, on reste entre francophones, car c’est difficile de maitriser le turc ; on a peu le temps de faire des efforts pour s’intégrer quand on a une vie active et des enfants à gérer ; et finalement, le temps passe comme ça, entre nous, pour deux ou trois ans, avant une autre destination ou un retour au pays… Quitte à passer un peu à côté de son pays d’expatriation.

On lit bien les nouvelles, grâce aux réseaux sociaux et à la presse étrangère, mais ce qui se passe en Turquie semble parfois très lointain. Même en faisant l’effort de s’informer, il est parfois difficile d’appréhender le contexte dans lequel nous vivons, de prendre du recul, d’agir… Nous sommes spectateurs d’une mécanique implacable dont nous ne saisissons pas bien les tenants et les aboutissants, et qui fait maintenant planer une menace inhérente sur nos vies, après en avoir déjà détruit tant d’autres. Le monstre de l’EI opposé aux politiques troubles de nos pays occidentaux.

Aujourd’hui, le lycée français était fermé, et la bulle est en train d’exploser. Nous sommes, au même titre que le reste de la population, soumis à la menace des terroristes. Nous allons continuer à vivre normalement, mais il va être impossible de continuer à l’ignorer. Elle sera dans les regards des gens dans le métro, qui se demanderont si la rame dans laquelle ils sont montés ne va se transformer en piège mortel, dans les armes portées par les gardes à l’entrée de l’école de nos enfants, dans notre crainte de voir surgir des détraqués lors d’un rassemblement ou d’une soirée festive.

Sur ma belle Istanbul, aujourd’hui le soleil brille, indiffèrent à nos tracas et à nos querelles, et il nous réchauffe comme un sourire de nos enfants.

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2 réflexions sur “Through their eyes

  1. Très chère Caro vraiment tu es géniale je te félicite pour ton extraordinaire blog différent dans son genre avec ces merveilleux dessins moi aussi je suis amoureuse de ce grand, magnéfique,magique,riche pays la turquie j’adore la gentillesse de son peuple tout vraiment tout me plait dans ce pays malgrès tout ce qui arrive je ne renoncerai jamais à venir vivre cet été après le bac de mon fils et réaliser enfin mon plus grand rêve maintenant le risque zéro n’existe dans un aucun pays du monde hélas mais je suis sûr que tout le monde continuera à venir en Turquie et ces terroristes n’arriveront jamais à affaiblir ce grand pays qui son histoire témoigne de sa force alors bonne continuation et peut être un jour j’aurai l’honneur de te rencontrer chère Caro à très bien tôt

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