4 mariages, 1 enterrement

L’aspect le plus difficile, selon moi, de la vie d’expatrié, surtout si vous êtes partis très loin (c’est-à-dire quand un océan vous sépare de vos proches, ainsi qu’un budget d’avion conséquent, parfois rédhibitoire quand vous êtes en contrat local), est d’être séparés de votre famille et de vos amis.

Bien qu’il soit possible d’entretenir vos liens grâce à la magie d’Internet – la sonnerie des appels Skype fait partie de votre quotidien, et indique à vos enfants conditionnés l’apparition imminente du visage de leurs grands-parents en plein naufrage technique (« mais comment on fait pour mettre le micro et la caméra EN MEME TEMPS, ma chérie ? J’avais pourtant dit à ton frère de regarder ça la dernière fois ! »), présenter votre nouveau-né à votre famille ou fêter Noël par écran interposé, c’est mieux que rien, mais ce n’est quand même pas le pied. Et puis, Skype, c’est sympa, mais ça peut devenir légèrement intrusif : avec le décalage horaire, il n’est pas rare que l’on essaie de vous joindre à l’heure où vous n’avez ni fait votre toilette, ni pris le temps d’enfiler un sous-tif (et vous savez que vous devez cependant répondre, car si vous ne le faites pas, il sera trop tard en France pour rappeler, et comme demain c’est lundi, après c’est foutu).

De plus, vous constatez que depuis que vous êtes partis, et bien, la vie continue sans vous. C’est normal, mais ce n’est pas toujours facile à accepter. Vous avez beau avoir envie de rejoindre cette réunion annuelle de potes, de rencontrer leurs enfants, d’aller à leurs mariages, quand vous évaluez le rapport budget-décalage horaire-organisation logistique/plaisir d’une journée passée avec eux, bien souvent, vous devez bien vous rendre à l’évidence : ce n’est pas hyper raisonnable, surtout s’il y en a plusieurs dans l’année.

Et puis, il y a aussi les évènements malheureux… Ceux qui peuvent vous arriver et que vous gérez tout seuls (et c’est d’ailleurs dans ces moments là que vous découvrez la force de votre communauté sur place), mais aussi ceux qui frappent vos proches en France. Difficile d’être présent parfois pour soutenir un proche malade. Il y a des enterrements auxquels vous ne pouvez pas aller – parce que l’arrivée imminente d’un bébé vous retient sur place par exemple (votre homme a donc le choix entre sauter dans un avion et faire 10 000 bornes au risque de rater votre accouchement, ou manquer l’enterrement de son papy)… C’est triste et culpabilisant, et vos proches le savent bien, au point parfois de ne pas vous annoncer les mauvaises nouvelles tout de suite  pour vous préserver. Ce qui vous fait encore plus culpabiliser – déjà qu’en temps normal ils vont font subtilement comprendre à quel point ils aimeraient que vous reveniez au pays ! Les expats, ces enfants indignes…

QUAND TU N’AS PAS TRES SOUVENT L’OCCASION DE VOIR LES ENFANTS DE TES PROCHES

Naissance

ET QUE C’EST UN PEU COMPLIQUE D’ALLER A LEURS MARIAGES

Mariage

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La Migration d’été

24 secondes dans la tête d’une femme

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