Burn Out

C’est la fin de l’année… Il est très probable que comme moi, vous soyez sur les rotules, prête à vendre votre âme pour pouvoir vous échouer au bord d’une plage, flacon de monoï et piňa-colada à la main, vos enfants soigneusement confiés au Kid’s Club du coin.

Vous y êtes presque… Il va encore vous falloir parcourir les derniers kilomètres de votre marathon de fin d’année, mais courage, les vacances sont là, au bout du tunnel. Déjà, jusqu’ici, vous avez pas mal géré. Vous avez fini par trouver toutes les pièces de costumes de vos gosses pour les représentations de fin d’année par exemple, même s’il vous a fallu faire 150 kilomètres pour tout rassembler (moi, j’ai même été jusqu’à faire un saut express chez Decath’ dont j’ai forcé la porte à 18h55, lors d’un passage en France, après journée de boulot, TVG et métro, pour découvrir qu’ils ne faisaient les ballerines que je cherche depuis un mois qu’en noir, et pas en blanc, comme c’était requis par les maîtresses. J’ai considéré un moment l’achat, en désespoir de cause, en me demandant si ça le ferait pas si je les passais à l’eau de Javel une fois arrivée à la  maison, mais je me suis dit que ce serait peut-être plus simple de ne rien acheter et de passer pour une mère indigne.) Bref, après avoir vu ce fameux spectacle de fin d’année, la larme à l’œil à la vue de votre petite dernière rayonnante dans son costume de coccinelle, vous vous êtes dit que ça valait bien la peine de vous être donné tant de mal – et cela vous a même fait oublier l’espace d’une légère seconde que cette année de maternelle vous a coûté le prix d’un MBA (mais en fait, comme vous n’en avez pas passé, ça correspond à peu près au coût de toutes vos études supérieures. Voilà).

Le mois de juin, c’est aussi une ribambelle de fêtes de départ. Ce qui implique une organisation implacable de cadeaux, partage de nounous avec les copines pour les soirs de fiesta, d’envoi de petits mots et de vidéos d’adieu où vous tentez de vous donner une contenance – la vidéo, cet exercice aussi réjouissant que votre séance d’épilation pré-estivale, la satisfaction esthétique en moins. Comme en plus, en ce moment, vous êtes déchirée (pour cause de soirées alcoolisées à gogo, et rush infernal de fin d’année), pas moyen de trouver un jour pour fixer votre témoignage ému sur pellicule où vous n’ayez pas de cernes de la taille d’un cratère sous les yeux. A cela s’ajoute une collection d’anniversaires, car toutes les mamans dont les enfants sont nés en juillet-août, ne souhaitant pas frustrer leur progéniture en les privant de fête pour cause de grandes vacances, organisent ceux-ci en juin, avant le départ de tout le monde. Quand vous achetez les cadeaux, le challenge devient donc de ne pas subrepticement échanger le Petit Poney de la petite Louise avec une statuette de cavalier ottoman prévu pour votre meilleure copine.

Ajoutez à cela les dossiers d’inscription dans les nouvelles écoles, les renouvellements de visa, et votre routine quotidienne – ainsi que, éventuellement, la gestion de votre taff, détail mineur.

Et enfin, il faudrait que vous vous décidiez à organiser les vacances – pour pouvoir partir, c’est la base. C’est aussi un peu le casse-tête, par moment. Si vous travailliez, il est possible que vous n’ayez pas de solution de garde l’été. La solution : le passage en France pour confier vos petits à la famille. Il vous faut alors vous calquer sur le passage des cousins chez les grands-parents, planifier les trajets en voiture, arranger des points de rencontre avec votre homme qui fera des allers-retours entre la France et votre pays d’expatriation, pour vous rendre compte que pour finir par arriver à travailler trois jours dans tout ça, vous auriez peut-être mieux fait de ne rien organiser du tout, et de vous occuper vous-même de vos enfants (en plus, si on ne compte pas le coût de votre santé mentale, ça aurait été moins cher).

Ce qui fait, que, si vous vous surprenez à vous comporter comme ça, ce mois-ci, rassurez-vous, vous n’êtes pas seule :

Burn out

Allez, à très vite ! Je reviens bientôt avec de nouveaux articles et plein de nouvelles du blog et de mes activités d’illustratrice qui se développent… En attendant, pour vous détendre, vous pouvez continuer à surfer sur le blog (promis, on le dira pas) :

Le Top 5 des trucs qui vous manquent

La Valse aux Adieux

La femme française, cet être mythique

Tchaooo !

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